La pénurie mondiale de semi-conducteurs inquiète

Pénurie de semi-conducteurs
La pénurie mondiale de semi-conducteurs, conséquence d’une demande qui augmente chaque année, inquiète. La vente de PC a progressé de près de 10 % en 2020, accroissant d’autant la demande de semi-conducteurs. Les semi-conducteurs sont devenus indispensables, sans eux, impossible de construire des automobiles, des smartphones et des systèmes aéronautiques. Ajoutez à cela le déploiement de la 5G, dont les antennes requièrent de nombreuses petites puces, la fabrication ne suit plus la demande.

Maillon stratégique 
Les fabricants de semi-conducteurs sont devenus un maillon stratégique pour l’industrie mondiale, mais le secteur reste relativement fermé.  Les investissements sont considérables pour parvenir à concevoir et fabriquer ces puces. La course à la miniaturisation est déterminante : plus un semi-conducteur est petit, moins il consomme d’énergie et moins il dégage de chaleur.

La Chine contrainte d’importer   
La Chine est contrainte d’importer chaque année pour plus de 300 milliards de dollars de semi-conducteurs, soit davantage que le pétrole. Plus de la moitié de leurs semi-conducteurs sont produits en Asie : Corée, Taïwan et Singapour. En Europe, nous avons très peu de fabricants ; il n’ y a guère que le franco-italien STMicroelectronics, et la production de l’UE représente moins de 10 % du marché mondial. De plus, l’UE risque de perdre son unique fabricant de plaquettes de silicium. L’allemand Siltronic est en effet sur le point de se faire racheter par une société taïwanaise.

L’Europe doit rattraper son retard
Pour tenter de rattraper le retard, seize pays européens, dont la France et l’Allemagne, ont lancé en janvier une alliance industrielle, visant à faciliter l’octroi d’aides d’État. Comme les masques, il y a un an, voici un autre exemple de la dépendance de nos modes de vie à des biens produits presque entièrement sur d’autres continents et dont la maîtrise nous risque de nous échapper. Le réveil de l’UE est indispensable si nous ne voulons pas nous retrouver encore une fois, démunis. On ne peut qu’espérer que nos eurodéputés et Bruxelles trouvent des moyens de soutenir la France et l’Allemagne dans leur effort commun.

Florence ASTON
Membre du Mouvement Européen de Seine-Maritime

Myanmar : Aide humanitaire et sanctions

Le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité/vice-président de la Commission européenne, Josep Borrell, lors d’une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères du Brunei Darussalam, Dato Erywan Yusof, a souligné son soutien aux efforts de l’Envoyée spéciale des Nations Unies pour le Myanmar, Christine Schraner Burgener, pour tenter d’obtenir un accès complet et d’établir un dialogue sur le terrain.  Le Haut Représentant/Vice-Président a encouragé l’ASEAN dans ses efforts pour instaurer un dialogue et trouver une voie à suivre.  Il a insisté, l’Union européenne est prête à apporter son soutien. Le haut représentant/vice-président Borrell a réitéré l’attente de l’UE que l’armée libère tous ceux qui ont été arbitrairement détenus, respecte les droits fondamentaux du peuple birman et s’abstienne de toute violence.

Josep Borrell a exposé les options envisagées par l’Union européenne, notamment en ce qui concerne d’éventuelles nouvelles mesures restrictives.  

Appel à la désescalade

Les ministres des affaires étrangères de l’UE se sont réunis pour discuter de la situation et de la voie à suivre lors du Conseil des affaires étrangères du 22 février.
Dans les conclusions, les ministres ont appelé à une désescalade de la crise actuelle par la fin immédiate de l’état d’urgence, le rétablissement du gouvernement civil légitime et l’ouverture du parlement nouvellement élu.  Ils ont de nouveau appelé les autorités militaires à libérer immédiatement et sans condition le président U Win Myint, le conseiller d’État Daw Aung San Suu Kyi et tous ceux qui ont été détenus ou arrêtés dans le cadre du coup d’État.

Non seulement les autorités doivent faire preuve d’une retenue maximale, mais toutes les parties doivent s’abstenir de toute violence.

Défendre la démocratie

Alors que l’UE est prête à soutenir le dialogue avec toutes les parties prenantes clés pour résoudre la situation, le Conseil a déclaré que l’UE était prête à adopter des mesures restrictives visant les personnes directement responsables du coup d’État militaire et leurs intérêts économiques. Dans le même temps, l’UE continuera à revoir tous ses outils politiques à mesure que la situation évolue, y compris sa politique de coopération au développement et ses préférences commerciales.
L’UE continuera à fournir une aide humanitaire et cherchera à éviter les mesures qui pourraient avoir des effets négatifs sur la population du Myanmar/de la Birmanie, en particulier les personnes les plus vulnérables.

L’Union européenne parle d’une seule voix, s’impose sur la scène mondiale à l’égal des États Unis. Elle réaffirme ses valeurs et ses buts en défendant le principe de Démocratie qui doit s’appliquer à tous les peuples. 

Accompagnement de la transition numérique.

Accompagnement de la transition numérique des PME: comment la France peut-elle rattraper son retard ?

La transition numérique des PME: un défi pour toute l’Europe.

Comme le rappelle l’Union européenne de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises, les PME constituent un groupe très hétérogène qui nécessite des mesures d’accompagnement flexible. En effet il existe toujours des entreprises qui sont en tête des changements et celles qui suivent davantage la numérisation et ont besoin de s’adapter.

99,8 % des entreprises européennes sont des PME, dont 93 % emploient moins de 10 employés, le nombre moyen d’employés étant de quatre personnes.

On constate un décalage important entre PME et grandes entreprises en matière de numérisation. L’analyse d’Eurostat ci-dessous met en évidence les écarts.

http://www.senat.fr/rap/r18-635/r18-63514.html