Friches, nouveaux lieux culturels

Les Friches, de nouveaux lieux culturels ?

Des exemples dans plusieurs villes de France

Belle de Mai, à Marseille, le 104 à Paris, les ateliers Médicis à Clichy-sous-Bois, le M.U.R. à Bordeaux font partie d’une nouvelle génération de friches culturelles. Ces sites emblématiques sont devenus la vitrine vivante de la création artistique contemporaine. Ces espaces culturels décentralisés occupent souvent des bâtiments du patrimoine industriel du XXe siècle laissés à l’abandon après 1976.

Belle de Mai

La Friche de la Belle de mai, où se trouvait autrefois une usine à tabac, fut une des premières à rejoindre la dynamique européenne. Ce lieu désormais branché est né de l’engagement associatif. Désormais, quand on parle de Marseille, on parle du Mucem et de la friche de Belle de Mai, à égalité de réputation. Devenue en 2010 un acteur culturel incontournable de la cité phocéenne.

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Connue, reconnue au plan international, elle a joué un rôle non négligeable dans l’obtention par Marseille et sa région du label « capitale européenne de la culture en 2013 ». Pour autant, la transformation d’un site productif en équipement culturel et artistique n’a pas été chose aisée. Aux contraintes physiques et architecturales du lieu s’ajoutent les difficultés d’insertion dans un quartier socialement défavorisé et au tissu urbain dégradé. Vingt ans après sa fondation, les spectateurs deviennent acteurs, Belle de Mai est un lieu de rencontre qui a su apaiser la cité.

Intervention des élus locaux

Alors que les premières friches étaient nées d’initiatives citoyennes et de collectifs d’artistes, désormais elles voient le jour grâce à la volonté politique. C’est le cas du 104 à Paris où le maire a fait transformer un ancien dépôt de pompes funèbres en un lieu culturel branché. Le 104 est d’abord un abri esthétique. C’est aussi un lieu de rencontre, une autre manière de faire des rencontres. Devenu atelier de production et de diffusion pour les publics qui attire les artistes du monde entier. C’est un lieu différent des autres où la ville vient se réinventer.

Les friches culturelles : une nouvelle attractivité

En effet, les pouvoirs publics y voient une attractivité et un facteur de dynamisme local mettant en valeur des quartiers excentrés par rapport aux centres villes. La France peinait à achever sa décentralisation culturelle. On a longtemps cherché à attirer les banlieusards vers les musées. A présent les gens se déplacent pour bénéficier des lieux branchés loin du centre des villes, même dans les zones rurales.

La réussite est liée aux moyens de transport

La volonté politique s’exprime encore à travers la construction de moyens de transport. Les ateliers Médicis de Clichy-sous-Bois ne seront vraiment achevés et opérationnels qu’en 2024, avec la mise en service la ligne de métro n°16, qui sera prolongée jusqu’à Clichy.

Témoins de l’histoire humaine et industrielle du siècle passé, ces bâtiments ne sont plus des friches à proprement parler aujourd’hui. Dans ces espaces on peut inventer comment vivre en commun, partager un moment, et échanger dans une communauté élargie d’acteurs variés, venus d’horizons très différents.

Friche de la Belle de Mai  
Friches industrielles et renouveau de l’Europe 
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