Le débat de la semaine : vers une relocalisation des industries de santé ?

Semaine du 8 au 12 juin : vers une relocalisation  des industries de santé ?
En faisant apparaître au grand jour les difficultés d’approvisionnement de certains produits clefs et la dépendance des producteurs nationaux aux marchés étrangers, la crise du Covid-19 a suscité un engouement pour le « made in France ». Réindustrialiser, relocaliser, on en parlait avant le coronavirus. Dans le “monde d’après”, c’est pour de bon ?

Mardi 10 juin :
Lors d’une visioconférence de près de deux heures,  Jean-Luc Léger, Président du CESER et Bernard Leroy, Président de la CASE, chargé par  Hervé Morin d’une mission sur la réindustrialisation de la Normandie, ont développé leur point de vue avant de dialoguer avec les participants.
Retrouvez l’essentiel de leur intervention:
Partie I : Jean-Luc Léger  
Partie II : Bernard Leroy
Partie III : dialogue avec les participants
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Découvrez  ci-dessous les documents et  informations  mis à votre disposition.

  • Des vidéos :
    • Industrie aéronautique, la fin d’une époque ? Les avions d’ Air France, de Lufthansa, et de bien d’autres compagnies aériennes sont cloués au sol, l’aviation est à l’arrêt. Les 20 hubs mondiaux, aéroports qui permettaient les correspondances sont vides. La crise du Coronavirus va-t-elle causer la fin de l’aviation ? Y aura-t-il une remise en cause de la mondialisation ? COVID-19, une leçon de géopolitique #04 – L’UE face au virus – Le Dessous des cartes | ARTE
    • E-santé les données, les enjeux : Une vidéo explicative diffusée sur YouTube montre que la quantité de data produite est de plus en plus importante, mais il y a des barrières entravant leur utilisation et elles restent sous-exploitées. Le titre de la vidéo est parlant : “E-santé : les données santé devraient être utilisées de façon protégée et pas protégées d’être utilisées”.
    • Coronavirus : y a-t-il un risque de pénurie de médicaments ?   C’est une réalité qui nous saute aux yeux à l’occasion de cette crise : la dépendance de notre économie vis-à-vis de la Chine. Certains secteurs sont plus exposés que d’autres. Voir le reportage  de “C dans l’air “
    • Industrie du médicament, la course au vaccin : Récemment l’Agence européenne du Médicament (EMA) a évoqué un vaccin qui pourrait être disponible dans un an, selon un scénario “optimiste”. Et d’après l’OMS, la fabrication d’un tel remède peut prendre entre 12 et 18 mois.
  •  Des graphiques à décrypter: industrie de l’habillement…. Aller les voir
  • Des articles à lire:
    • France Culture : Réindustrialiser, relocaliser, on en parlait avant le coronavirus. Dans le “monde d’après”, c’est pour de bon ? Retrouvez les sons, les textes, les infographies…Aller vers France Culture
    • Réindustrialisation, le retour de l’État ? Quelle que soit la stratégie envisagée, une intervention de l’État pour maintenir la compétitivité-coût des industriels apparaît incontournable. Lire l’article
    • Comment l’industrie pharmaceutique a pris d’assaut les institutions européennes : Des médicaments trop onéreux qui mettent en péril les systèmes de sécurité sociale : c’est le constat qui a conduit le Conseil européen, en 2016, à demander de revoir la régulation du marché européen des médicaments. Mais, comme trop souvent avec les institutions européennes, ces velléités de réforme se sont rapidement heurtées aux puissants lobbys de l’industrie pharmaceutique. Un nouveau rapport de l’ONG bruxelloise CEO décrit avec minutie les stratégies d’influence des grands labos pour défendre leurs profits. Lire l’article
    • Industrie 4.0 et/ou relocalisation?: La coopération et l’industrie 4.0 qui permet de reconfigurer les usines en cas de rupture des chaînes d’approvisionnement constituent une alternative à une autarcie coûteuse ou impossible. Lire l’article sur The conversation
    • Industrie textile et protection des consommateurs : Au cours des dix dernières années, l’Union européenne a considérablement réduit l’exposition de ses citoyens à des produits chimiques nocifs et la Commission évalue en permanence les moyens d’améliorer encore la protection des consommateurs, des travailleurs et de l’environnement. Lire l’article:
    • Les dossiers européens, la e-santé : Un gros dossier de 50 pages pour tout savoir sur l’E-santé et la télémédecine : Accéder au dossier.

Le COVID 19, sa genèse, sa gestion, ses questionnements, les perspectives et l’Europe

Texte de Jean-Pierre Girod

Nos sociétés avaient oublié les grandes pandémies du siècle précédent sans nous renvoyer aux 10 plaies d’Egypte ni à la pandémie de la peste de 1347-1348 qui a tué presque la moitié de la population en France. L’épidémie du choléra à Marseille en 1884 avait imposé un blocus total dont le port ce qui avait ruiné l’économie locale. La grippe espagnole après la 1ère guerre mondiale a fait 25 à 50 millions de morts mais la peste avait ressurgi dès 1917 mais elle a pu être circonscrite.
À chaque épidémie, la société a désigné un coupable qui a pu être les Juifs brûlés vifs car accusés de propager la peste,  les croque-morts en 1920 ou bien les chiffonniers lors de l’épidémie de la peste.

Le COVID 19 est apparu en Chine dans la région de Wuhan du passage faune sauvage à l’homme est-ce en 2019 au mois de décembre, voire courant novembre, sur des marchés d’animaux vivants car les chinois continuent de consommer des animaux sauvages même dans leurs refuges les plus reculés.
Cette pandémie est la conséquence de nos impacts écologiques car notre erreur commune a été de croire que l’homme était affranchi des lois de la nature. Les humains ont toujours été les meilleurs alliés des virus. Les effets du dérèglement climatique et de la dégradation de nos écosystèmes, par un consumérisme effréné, renforcent les risques de pandémie.
Les hommes sont les hôtes d’une nature ou les micro-organismes, les bactéries et les virus cohabitent mais peuvent impacter durablement par des retombées zoonotiques. Toute espèce, être vivant, a besoin de changer de lieu et de corps. L’écologie dont OIKOS en Grec se traduit par maison, nous pouvons constater que la maison n’est pas un moyen de protection car elle peut-être aussi le lieu de diffusion.
La gestion chinoise a été catastrophique car les autorités ont dissimulé les causes, la gravité de la crise et d’ailleurs le nombre de morts affiché est-il crédible ? De plus le pouvoir chinois a fait condamner les quelques médecins qui avaient alerté les autorités depuis le mois de novembre et décembre 2019 et que la prise en charge véritable est intervenue presque deux mois après.
La gestion de la crise a apporté son lot de contestation de « y-a-qu’à faut qu’on », des recettes miracles ou des dérives complotistes comme le déclenchement de la pandémie pour ne pas faire le second tour des municipales.

La France a été confrontée à plusieurs défis cumulés

  • L’absence de réserves de masques et matériels de protection alors que pour la pandémie du virus H1N1 des stocks avaient été constitués. Plusieurs gouvernements de droite comme de gauche en sont responsables avant l’arrivée de M. Macron et de la délocalisation en Chine des moyens de production par les groupes pharmaceutiques ;
  • La destruction de l’hôpital public avec le paiement à l’acte, la suppression massive de lits (10 000 lits en 20 ans) et une gestion financière et non de santé ;
  • L’absence de politique de santé de prévention et des moyens très réduits : inférieur à 4% ;
  • L’absence de consensus médical et scientifique sur les mesures, les moyens et les types de traitements ;
  • La délocalisation en Inde et en Chine massive depuis 20 ans de la fabrication des principes actifs avec la perte des infrastructures en France ou en Europe qu’il faudra relocaliser ;
  • La bureaucratisation de notre système de santé s’est renforcée au détriment d’une véritable territorialisation et qui s’appuie fortement sur les initiatives locales afin de le rendre plus efficient.

Face à cette situation, le confinement était impératif mais il a eu du mal à être appliqué avec rigueur. Les Présidents du Sénat et du Conseil Constitutionnel ont envoyé un mauvais message en demandant la tenue du 1er tour des municipales le 15 mars.
Les dirigeants politiques ont une grande responsabilité c’est de gouverner et de cogérer cette crise. L’étude des politiques menées dans des pays qui ont eu peu d’impact permet de dégager les éléments suivants :

  • c’est la précocité des réactions sans attendre, en surveillant les arrivées sur le territoire, en ayant des politiques et des stratégies de prévention qu’il fallait seulement activer ;
  • La collecte déjà mise en place des données de santé personnelles et le fort taux de volontariat pour géo-localiser les contacts pendant la période de contamination ;
  • La mise en place de quarantaines extrêmement strictes en réquisitionnant des hôtels pour les porteurs et les étrangers venant de régions touchées par la pandémie ;
  • Le port du masque obligatoire pour tous les déplacements, une hygiène méticuleuse ;
  • Une capacité importante pour diagnostiquer les cas grâce a du matériel stocké ;

Pendant ce temps en France, le débat se cristallise sur le traitement à l’hydroxychloroquine car nous sommes toujours dans les soins et non dans la prévention, la seule stratégie payante à long terme.

Une crise économique sans précédent

Qu’elle est loin à ce jour la promesse de Jean Fourastié pour le 20e siècle qui était l’épanouissement d’une économie de services où les humains travaillent non plus la terre ou la matière, mais l’humain lui-même. La priorité est dorénavant de sauver nos vies mais aussi nos économies car les dettes publiques vont s’accroître de manière vertigineuse, le chômage est massif, le nombre de faillites serait de 15% pour nos entreprises, les bourses sont en chute libre …

La sortie de cette crise économique pose la problématique du choix du scénario malgré les inconnues suivantes :

  • La durée du confinement aura des impacts plus ou moins importants selon les filières et leur réorganisation ;
  • De la date de circulation à nouveau dans un premier temps dans nos bassins de vie et dans l’espace Schengen ;
  • De la dynamique de la demande et de ses modifications générées par le confinement ;
  • De la réouverture des frontières internationales fin 2020 ou plus tard ;
  • Enfin que la sortie du confinement ne se traduise pas par un nouveau rebond de la pandémie.

L’Europe et ses difficultés décisionnelles

L’Europe a eu un démarrage chaotique dans cette crise sanitaire, économique et sociale. La BCE dans un premier temps avait indiquée le 12/03/2020 qu’elle ne réduirait pas ses taux. L’accord des ministres des finances sur les outils financiers mobilisables a été long à trouver. Alors que tout était réuni pour apporter des réponses claires, rapides et efficaces aux vues des nouveaux responsables  et de leur vision pour cette mandature européenne. La présidente de la commission européenne, Ursula Von Der Lupen a défendu l’instauration d’un salaire minimum ; La présidente de la BCE, Christine Lagarde s’était déjà exprimée pour une relance budgétaire et enfin le président du conseil européen, Charles Michel a toujours eu une approche très sociale des problèmes.
Mais comme l’a déclaré Jacques Delors, le microbe est « de retour » car au niveau des instances européennes, le chacun pour soi revient. Cette approche est suicidaire pour l’Europe car elle était déjà en danger.

Dorénavant les mesures annoncées vont dans le sens de plus de solidarité :

  • L’union européenne suspend les règles budgétaires du pacte de stabilité ;
  • La déclaration commune des 27 « nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour protéger nos concitoyens, sortir de la crise tout en préservant les valeurs et les modes de vie européens » est enthousiasmante ;
  • La commission européenne a dégagé rapidement 14 milliards des fonds européens pour soutenir les services de santé et les entreprises en difficulté ;
  • La BCE actionne les mécanismes européens de stabilité pour un montant de 410 milliards d’euros ;
  • La Banque européenne d’investissement a créé un fond de garantie de 25 milliards d’euros pour faire effet levier.

Une nouvelle ère économique à dessiner

Cette crise remet en cause les approches néolibérales de nos économies. Ce crash plus important que 2008 exige des réponses nouvelles qui cassent les dogmes économiques actuels. J’en veux pour preuve les discours de notre Président du Gouvernement qui affirme qu’il n’y a plus de limite à l’endettement public, la nécessité de relocaliser certains processus de production, de favoriser les circuits économiques de proximité, de faire des efforts de solidarité, d’opérer une relance budgétaire, et même de prévoir la nationalisation de certaines entreprises.
Certains dirigeants et économistes redécouvrent que la santé des citoyens est un incontournable pour le bon fonctionnement de nos économies et que la notion de bien commun devient essentiel.

Un tel retournement est dû à cette première crise exogène et qui a pour origine l’émergence d’un virus qui contamine tous les humains de notre planète et montre l’impuissance de notre système.
Les réactions politiques ont été difficiles car la primauté des biens marchands sur l’offre des services collectifs a été désastreuse sur les moyens consacrés à la prévention et sur nos équipements de santé.
Les politiques économiques qui ont été focalisées sur la stabilisation des indicateurs macro-économiques doivent dorénavant avoir deux autres objectifs : une redistribution plus équitable des richesses et la production de biens publics.

Un changement de paradigme est incontournable

Notre modèle économique doit dépendre moins des importations hors Europe, devenir plus soutenable et plus équitable.
Le paradigme actuel avec l’accroissement des flux d’échanges, l’interdépendance mondiale est responsable des zoonoses transmises à l’homme par l’animal car nous combinons trois conditions : la destruction de la biodiversité, l’échange rapide entre continent et l’accroissement de température sur notre planète.

Les pistes pour sortir de la crise ne peuvent s’appuyer que sur un développement plus soutenable et une certaine sobriété. La guerre contre le virus doit se focaliser sur l’intérêt collectif et non l’individualisme et sur les outils de prévention et non sur les coûts. D’autre part les annulations de dettes souveraines seront nécessaires mais elles doivent être conditionnées par des investissements massifs pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et œrestaurer les fonctionnalités de nos écosystèmes.
Certaines pistes sont envisageables pour ce nouveau paradigme économique :

  • Une relocalisation des activités notamment plus solidaires, plus écologiques, plus équitables grâce à une fiscalité différenciée et la mise ne place d’un revenu d’existence sociale et écologique ;
  • Un effort massif financier pour une rénovation globale énergétique des bâtiments ;
  • Lutter contre l’artificialisation des sols notamment par l’étalement urbain et commercial ;
  • Favoriser les déplacements doux et collectifs en réduisant fortement les déplacements solistes en voiture ;
  • Valoriser les produits de proximité à faible impact écologique ;
  • De rendre obligatoire l’éco-conception des produits et des services, en supprimant l’obsolescence programmée et en allongeant la longévité des produits et des services ;

Cette riposte économique doit avoir plusieurs finalités, que nos gouvernements s’occupent des vrais problèmes auxquels nous sommes tous confrontés, qu’une véritable redistribution de la valeur ajoutée, des revenus et du patrimoine soit enfin mise en place et que nos concitoyens retrouvent la confiance dans notre système de santé, social, politique et dans notre économie.
Cette nouvelle économie doit être mixte, une économie administrée pour produire les biens publics et communs et une économie de marché pour les biens et les services.

Jean-Pierre GIROD
Président du parc naturel régional des boucles de la Seine normande

La Croatie

La Croatie en quelques mots :

La Croatie est située au nord-ouest de la péninsule balkanique, ouverte sur l’Adriatique à l’ouest, bordée au nord par la Slovénie et la Hongrie, à l’est par la Serbie et la Voïvodine et au sud par la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro.

Géographie :

SUPERFICIE : 56 594 km² (Commission européenne)
POPULATION : 4,08 millions (Eurostat – 2019), densité 72,09 hab/km². Elle est très majoritairement composée de Croates (environ 90% de la population), mais le pays est aussi habité par une minorité serbe (environ 4% de la population). Il y a aussi d’autres minorités (Roms, italienne, hongroise). On constate une baisse démographique continue ces dernières années, tandis que 15,4% de la population vit dans un autre pays européen.
LANGUE OFFICIELLE : Croate
CAPITALE : Zagreb, 806 341 hab. (Eurostat – 2019)

Système politique :

République parlementaire. La structure gouvernementale repose sur la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Le Parlement exerce le pouvoir législatif et contrôle le pouvoir exécutif. Ses membres sont élus pour 4 ans. Les minorités sont représentées au Parlement par 7 des 151 députés.
GOUVERNEMENT : Président de la République : M. ZORAN MILANOVIĆ, parti social-démocrate (SDP), en fonction depuis le 18/02/2020 pour un mandat de 5 ans.
Premier ministre : M. Andrej PLENKOVIĆ à la tête d’une coalition parlementaire de centre droit entre l’Union démocratique croate (HDZ) et Le Pont des listes indépendantes (MOST) depuis le 19/10/2016 pour 4 ans.
DÉCOUPAGE ADMINISTRATIF : 21 régions, 6935 communes (villes et municipalités)

Economie :

MONNAIE : Kuna
ÉCONOMIE : L’économie croate est dominée par le secteur des services qui emploie près de 65% de la population et correspond à deux tiers du PIB. C’est notamment le cas du secteur du tourisme qui représente 19% du PIB pour plus 10 millions de touristes par an.
PIB : 48,6 milliards d’euros (Eurostat – 2017)
TAUX DE CROISSANCE : 2,8 % (Eurostat – 2017)
TAUX DE CHÔMAGE : 7,3% (Eurostat – avril 2019)

En savoir Plus:
Ambassade de Croatie en France : https://bit.ly/ME76ambassade-Croatie
Croatie – Pays de l’UE : https://www.touteleurope.eu/pays/croatie.html
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23 Avril Accédez à la Visio-Conférence: Croatie

Nous sommes au regret de vous annoncer le report  pour raison de santé de la Conférence de M. l’Ambassadeur de Croatie.
L’information  nous est parvenue  ce jeudi 23 avril à 15h45. Nous vous tiendrons informés dès que nous aurons une nouvelle date à vous proposer.

En attendant, nous avons le plaisir de vous offrir cet intermède.

La faute à L’Europe

” Tout le monde parle de l’Europe! Mais c’est sur la manière de faire cette Europe que l’on ne s’entend plus!”. C’est sur ces mots plus d’actualité que jamais de Jean Gabin dans “Le Président” (1961) que s’ouvre chaque week-end l’émission “la faute à l’Europe ?” sur franceinfo.

https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/franceinfo/la-faute-a-l-europe/

Depuis le grand hall du Parlement européen à Bruxelles, Yann-Antony Noghès et ses chroniqueurs Kattalin Landaburu (France 24) et Jean Quatremer (Libération) reçoivent les femmes et les hommes qui font tourner l’Europe, quel que soit le sens. Chaque semaine, l’équipe de “La faute à l’Europe ?” s’emploie à proposer plusieurs points de vue sur l’actualité : la France vue d’Europe, les coulisses de l’Europe, ainsi que l’édito du plus fin connaisseur de la construction européenne, Jean Quatremer.
Ni eurobéate ni eurosceptique (bien au contraire), “la faute à l’Europe ?” c’est 30 minutes d’analyse didactique et décalée sur l’Union européenne le samedi à 13h20 et 20h10, et le dimanche à 22h40.

A noter pour cette rentrée, “La faute à l’Europe” a noué un partenariat avec la presse quotidienne régionale. Chaque semaine, l’émission fera une halte dans une région française. De Nice, Rennes, Nantes, Strasbourg, Lille, Toulouse, un journaliste nous livrera son regard sur l’actualité européenne dans sa région. L’Europe au quotidien, c’est souvent dans les régions qu’elle se vit. Quel est l’impact local des décisions prises à Bruxelles, quelle réponse l’Europe peut elle apporter aux enjeux locaux : agriculture, aménagement du territoire, pêche, cohésion sociale etc.
Autant de questions concrètes auxquelles nos journalistes et leurs invités tenteront d’apporter une réponse claire.

Covid19, l’Union européenne mobilisée

Mardi 17 mars, Ursula Von der Leyen,  Commissaire de l’Union européenne a présenté à la presse les mesures pour faire  face à la pandémie.
La santé, au départ, n’est pas une compétence de l’Union. Les États s’y sont opposés. La couverture médicale, la prise en charge des frais sont très différentes d’un pays à l’autre.
Certains pays, sous la pression des citoyens, ont refusé l’exercice d’une compétence. Elle aurait pu dégrader leur système de santé. D’autres ne voulaient pas d’une mesure qui aurait pu alourdir les prélèvements obligatoires.

La crise que nous vivons permettra peut-être de comprendre que les virus comme le nuage de Tchernobyl ne connaissent pas de frontières.


Propos doublé par la Commission européenne

voyage d’étude à Luxembourg les 16 et 17 juin 2020. 

Au programme:

Télécharger le bulletin d’inscription : cliquez ici: bulletin inscription.

Assistance à une grande audience de la COUR de JUSTICE de l’Union Européenne qui se tient le mercredi matin. Nous pourrons préparer cette Audience avec un magistrat européen qui nous « briefera » dans l’heure précédente, tandis qu’un autre magistrat de haut rang viendra ensuite débriefer la séance.

Réception à la COUR des COMPTES européenne dont la mission consiste à contribuer à l’amélioration de la gestion financière de l’UE, à œuvrer au renforcement de l’obligation de rendre compte, à encourager la transparence et à jouer le rôle de gardienne indépendante des intérêts financiers des citoyens de l’Union.

Visite du MUDAM, le Musée d’Art Moderne de Luxembourg, abrité dans un magnifique bâtiment créé par Leoh Ming Pei, l’architecte de la pyramide du Louvre.

 

L’hébergement se fera au YOUTH HOTEL de Luxembourg.
Le nombre de participants est limité  à trente personnes.
Seules conditions : être  majeur et à jour de la cotisation au Mouvement européen.
Les inscriptions seront prises dans l’ordre d’arrivée. Le prix varie selon le confort d’hébergement :

  • 220 € par personne avec l’hébergement au Youth Hotel de Luxembourg-City (chambre single ; petit déjeuner inclus) ; (sous réserve de disponibilité).
  • 160 € par personne avec l’hébergement au Youth Hotel de Luxembourg-City (chambre de 2 ; petits déjeuners inclus) ; (sous réserve de disponibilité).
  • 130 € par personne avec logement au Youth Hotel de Luxembourg-City (chambres de 3-4 ; petits déjeuners inclus) ;
  • 100 € par personne avec logement au Youth Hotel de Luxembourg-City (chambres de 5-6 ; petits déjeuners inclus) ;

Ce prix comprend :

  • le voyage A.R., en autocar grand confort, au départ de Rouen,
  • le dîner du mardi 16,
  • l’hébergement et le petit-déjeuner au Youth-Hotel,
  • un lunch-paquet pour le 17,
  • les visites / accueils, à la Cour de Justice de l’U.E., à la Cour des Comptes européenne, et au MUDAM.
    Ce prix ne comprend pas le déjeuner du mardi 16.

Copernicus, Une initiative de l’Union européenne au service de la planète

Un ensemble de services de l’Union européenne pour mieux observer la Terre et les activités humaines depuis un réseau de satellites. Des services gratuits accessibles à tous…: https://climate.copernicus.eu/ 

Écoutez la présentation faite sur France Inter:

En savoir plus: https://www.franceinter.fr/emissions/les-savanturiers/les-savanturiers-19-octobre-2019

L’Union européenne au côté des territoires.

Jean-Pierre Girod, Président du Parc régional des boucles de la Seine normande et administrateur du Mouvement européen, a présenté il y a quelques jours un bilan d’étape du programme européen Leader “Seine normande” qu’il pilote.

Ce sont plus de 50 projets portés par une majorité d’acteurs privés qui peuvent aujourd’hui se développer les territoires ruraux avec le soutien de l’Union européenne. Retrouvez l’article publié par Paris-Normandie rendant compte de cette démarche.

La Chine : une menace pour l’Europe ?

Au loin l’une des routes de la soie

« Dans un monde avec des géants comme la Chine, la Russie ou les Etats Unis, nous ne pouvons survivre que si nous sommes unis. »

L’Empire Chinois, devenu deuxième puissance économique mondiale, cherche à étendre son hégémonie.

Profitant de désaccords entre les états membres européens, il cherche à s’infiltrer en rencontrant séparément certains états afin de profiter de leur fragilité.

C’est ainsi que le Président Xi Jinping a entrepris une mini-tournée en Europe du 23 au 26 mars, en Italie, à Monaco, puis en France. Il a remporté un beau succès diplomatique en signant samedi 23 mars un   protocole d’accord avec le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte, sans concertation avec l’union européenne, pour le chantier des « nouvelles routes de la soie ». Ce chantier gigantesque, lancé en 2013, consiste à construire des infrastructures terrestres et maritimes entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe. La Croatie, la République Tchèque, la Hongrie, la Grèce et le Portugal ont déjà signé ce protocole d’accord.

Les accords signés à Rome le 23 mars ont réveillé une partie des dirigeants européens qui voient à travers les offres chinoises le risque que  l’Europe se divise encore plus et que les états traversés par cette « route de la soie » soient en état de vassalité.

Bruxelles est de plus en plus préoccupé par le fait que des infrastructures importantes comme les réseaux d’électricité, les lignes ferroviaires à grande vitesse ou les ports (le port du Pirée en Grèce)  ne soient plus des entreprises européennes mais chinoises.

Désirant inscrire la relation franco-chinoise dans un cadre européen le Président Emmanuel Macron a convié, Xi Jinping, la chancelière allemande Angéla Merkel, le président de la Commission européenne Jean Claude Junker à une réunion mardi 25 mars 2019 à Paris. Certes, cette rencontre s’est soldée par quelques succès commerciaux pour l’Europe. La Chine achète 300 avions Airbus et signe des accords concernant l’agro-alimentaire, l’énergie et la culture.  Mais cela ne change rien au problème de fond.

Afin de  devenir la première puissance mondiale, la chine impose ses technologies, ses innovations, et ses normes au reste du monde. Une approche commune au sein de l’Union Européenne s’impose, par exemple pour la téléphonie mobile de 5ème génération (5 G) du fait des risques représentés par le géant chinois des télécoms : Huaweï.

Sophie Boucher