Présidence française du Conseil de l’Union européenne

Le site Internet Toute l’Europe publie ces jours -ci plusieurs articles à l’occasion de la prochaine présidence Française du Conseil de l’Union européenne.

 

Les friches en Europe.

Les friches industrielles? Les friches, pour beaucoup de gens, sont des lieux pollués qu’il faut déblayer au plus vite avec un bulldozer. Une idée reçue bien sûr. C’est tout autre chose. Pour découvrir ce que cache ce mot, suivez-nous dans l’aventure de la découverte de l’Europe des territoires. Vous survolerez avec un drone des domaines inconnus, vous flânerez le long de la Seine. Suivez-nous et vous irez rendre visite, au gré de rencontres, à des personnalités politiques à Rouen, au Havre, à Magdebourg et Hambourg en Allemagne, et bien plus encore. En attendant vous pouvez avoir un avant-gout des visites prochaines en vous rendant sur:

Séminaire l’Europe le long de la Seine
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La pénurie mondiale de semi-conducteurs inquiète

Pénurie de semi-conducteurs
La pénurie mondiale de semi-conducteurs, conséquence d’une demande qui augmente chaque année, inquiète. La vente de PC a progressé de près de 10 % en 2020, accroissant d’autant la demande de semi-conducteurs. Les semi-conducteurs sont devenus indispensables, sans eux, impossible de construire des automobiles, des smartphones et des systèmes aéronautiques. Ajoutez à cela le déploiement de la 5G, dont les antennes requièrent de nombreuses petites puces, la fabrication ne suit plus la demande.

Maillon stratégique 
Les fabricants de semi-conducteurs sont devenus un maillon stratégique pour l’industrie mondiale, mais le secteur reste relativement fermé.  Les investissements sont considérables pour parvenir à concevoir et fabriquer ces puces. La course à la miniaturisation est déterminante : plus un semi-conducteur est petit, moins il consomme d’énergie et moins il dégage de chaleur.

La Chine contrainte d’importer   
La Chine est contrainte d’importer chaque année pour plus de 300 milliards de dollars de semi-conducteurs, soit davantage que le pétrole. Plus de la moitié de leurs semi-conducteurs sont produits en Asie : Corée, Taïwan et Singapour. En Europe, nous avons très peu de fabricants ; il n’ y a guère que le franco-italien STMicroelectronics, et la production de l’UE représente moins de 10 % du marché mondial. De plus, l’UE risque de perdre son unique fabricant de plaquettes de silicium. L’allemand Siltronic est en effet sur le point de se faire racheter par une société taïwanaise.

L’Europe doit rattraper son retard
Pour tenter de rattraper le retard, seize pays européens, dont la France et l’Allemagne, ont lancé en janvier une alliance industrielle, visant à faciliter l’octroi d’aides d’État. Comme les masques, il y a un an, voici un autre exemple de la dépendance de nos modes de vie à des biens produits presque entièrement sur d’autres continents et dont la maîtrise nous risque de nous échapper. Le réveil de l’UE est indispensable si nous ne voulons pas nous retrouver encore une fois, démunis. On ne peut qu’espérer que nos eurodéputés et Bruxelles trouvent des moyens de soutenir la France et l’Allemagne dans leur effort commun.

Florence ASTON
Membre du Mouvement Européen de Seine-Maritime

Le Plan de relance franco-allemand : enfin !

La solidarité européenne passe par une mutualisation de la dette…

Ce n’est pas l’image de la visio- conférence du 18 mai

Le 18 mai, lors d’une visioconférence de presse et après des semaines de discussions, France et Allemagne ont sauté le pas, en proposant que la Commission Européenne s’endette à hauteur de 500 milliards d’euros et verse cet argent aux états, régions et secteurs les plus touchés par la crise de la Covid-19. Ces versements se feront par le biais du budget communautaire, un effort très important puisque cette somme équivaut à 3 fois et demi le budget annuel européen.

Ce sera à l’Union Européenne, et non aux États emprunteurs, de rembourser cette dette. La commission présentera son plan de relance le 27 mai, et la proposition franco-allemande en devient une brique incontournable, même si cela va faire tiquer les États frugaux qui auraient souhaité que la relance soit financée par des prêts aux États déjà les plus endettés !! c’est-à-dire la Grèce, l’Italie et dans une moindre mesure la France déjà les plus touchés par la Covid- 19 (hormis la Grèce) …

La chancelière s’est laissée convaincre par le président Emmanuel Macron. L’arrêt de la cour de Karlsruhe, interdisant l’utilisation par la BCE de l’arme monétaire pour financer la dette à venir (c’est-à-dire la fameuse planche à billets tant redoutée par les allemands du fait de leur histoire) a pu faire évoluer également la chancelière.

Le défi posé à la Commission présidée par Ursula von der Leyen : faire accepter cette proposition par les États les plus “radins”.

plan de relance en visio conf.
3 ans après et un long travail préalable

La relance européenne comportera 3 autres volets

Une Europe de la santé : l’ébauche d’une politique commune ?

Le Covid 19 a montré là aussi que la  désunion est le problème, car en se battant en ordre dispersé, les États ont commis des erreurs qui se sont payées au prix fort. Le manque de masques, de tests, la  recherche médicale en ordre dispersé, ce n’est plus acceptable, sauf à laisser la porte ouverte à d’autres pandémies. Aujourd’hui, France et Allemagne semblent décidées à faire de la santé, sinon une compétence exclusive, du moins une compétence partagée.

Une Europe verte : France et Allemagne réaffirment l’urgente nécessité d’accélérer le “green deal”.

La Covid-19 est le produit indirect d’une crise écologique, une zoonose de l’anthropocène. L’homme ne pourra plus déforester impunément, créer des villes invivables, polluer l’air et les océans. L’Union Européenne va renforcer et coordonner des politiques de transition permettant d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Là aussi, la France et l’Allemagne peuvent faire beaucoup, notamment conditionner les aides du plan de relance en fixant des critères environnementaux contraignants.

Construire des champions européens dans des secteurs stratégiques.

L’Europe avance par crise : la pandémie oblige à réviser les textes sacrés des traités, et en particulier, ceux concernant la politique européenne de la concurrence. Pour résister au duo de la Chine-Amérique, l’urgence, là aussi la Covid-19 nous l’a montré, est de construire des champions des biotechnologies, de l’énergie, du numérique, de la santé, capables de nous armer face aux pandémies à venir. Et de faire preuve, au niveau européen de souveraineté stratégique.

Sources:

La Croix:

https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/UE-plan-relance-franco-allemand-constitue-tournant-historique-2020-05-

le Monde du 20 mai, pages 1 et 2

https://www.touteleurope.eu/revue-de-presse/revue-de-presse-la-france-et-l-allemagne-proposent-un-plan-de-relance-inedit.html