Emmanuel Macron un bilan, une vision

GOUVERNANCE : 4,5/5

Le programme du « candidat Macron » sur l’Europe est allégé compte tenu de la PFUE. Il est axé sur l’indépendance et l’exercice d’une puissance (souveraineté) européenne dans les domaines énergétiques, technologiques et stratégiques. Le programme du candidat Macron reprend les thèmes de souveraineté en matière de sécurité et de défense et d’un rapprochement avec l’Afrique (seul candidat avec Yannick Jadot de prôner explicitement un partenariat fort Europe-Afrique). Continuer la lecture de Emmanuel Macron un bilan, une vision

Marine Le Pen: un programme plus travaillé

GOUVERNANCE : 1,5/5

Reste dans l’idée souverainiste de la supériorité de l’État nation sur l’Europe. Son programme européen n’est pas différent de celui de Zemmour bien qu’il soit exprimé souvent en des termes plus policés. Marine Le Pen veut réaffirmer la primauté du droit national sur le droit européen; elle veut le retrait du drapeau européen de tous les bâtiments publics français. Elle veut surtout, sur le modèle britannique de 2016, un référendum sur l’appartenance de la France à l’UE sans jamais prononcer ou invoquer le Frexit. Continuer la lecture de Marine Le Pen: un programme plus travaillé

Election présidentielle, L’Europe des candidats.

Election Présidentielle, pour remettre l’Europe au coeur des débats de la campagne présidentielle, six organisations européennes – EuropaNova, Confrontations Europe, Mouvement européen France, Institut Jacques Delors, Europartenaires, et la Maison de l’Europe de Paris – ont mis en place une agence de notation chargée d’évaluer le volet européen des programmes des principaux candidats à l’élection présidentielle 2022, l’Agence EEE, un clin d’oeil aux agences de notation financières bien connues. Continuer la lecture de Election présidentielle, L’Europe des candidats.

Agence EEE, la démarche

La composition du jury:

l’Agence EEE dispose de quatre jurys thématiques : Chacun des quatre jurys thématiques est composé de trois jurés issus du monde académique, de think tanks, de médias, ou de personnalités de la société civile, avec un président du jury.
Ces 12 jurés ont analysé les programmes des principaux candidats, ainsi que le contenu de leurs principales prises de paroles publiques depuis le début de la campagne présidentielle. Continuer la lecture de Agence EEE, la démarche

Yannick Jadot: un programme travaillé, ambitieux

GOUVERNANCE : 4/5

Le programme de Yannick Jadot reprend de nombreuses propositions déjà actées ou en cours de délibération par l’UE mais témoigne d’une volonté de « saut fédéraliste » unique parmi les candidats. Il propose le passage à la majorité qualifiée sur les questions de politique étrangère et de sécurité commune, ainsi qu’un renforcement des compétences européennes dans le domaine environnemental, des ressources fiscales propres pour l’UE et une augmentation des prérogatives du parlement européen. Continuer la lecture de Yannick Jadot: un programme travaillé, ambitieux

Anne Hidalgo: un programme volontaire

 GOUVERNANCE : 4/5

Anne Hidalgo souhaite, en général, renforcer la construction européenne comme modèle politique. Elle propose des réformes institutionnelles qui vont dans le sens d’une autonomie renforcée de l’UE (fin de l’unanimité au Conseil des ministres, initiative partagée entre le Parlement européen et la Commission européenne). Elle est clairement favorable à une défense européenne et à une action extérieure plus concertée. Elle a enfin une approche critique de la relation entre l’UE et les régimes autoritaires, se déclarant clairement en faveur de la défense des valeurs de l’UE en matière d’état de droit et de droits de l’homme. Continuer la lecture de Anne Hidalgo: un programme volontaire

Valérie Pécresse: des mesures dispersées

GOUVERNANCE : 3,5/5

Valérie Pécresse est dans une situation que l’on sent difficile à l’égard de l’UE. D’un côté, elle souhaite promouvoir les acquis de l’UE (comme la politique de défense ou le pilier européen de l’OTAN) ; elle est pour un accueil européen des réfugiés tenant compte d’un système de quotas de répartition (proposition Juncker de 2016) et pour le renforcement de la dimension européenne des politiques économiques (politique industrielle). De l’autre, elle est obligée de tenir compte des revendications venant de la droite de son parti qui est souverainiste. Continuer la lecture de Valérie Pécresse: des mesures dispersées

Jean-Luc Mélenchon : attaque contre les Traités

GOUVERNANCE : 1,5/5

Le programme de Jean-Luc Mélenchon a une cohérence et propose une méthode : focaliser l’UE sur les questions climatiques et sociales à travers la négociation de nouveaux traités soumis à referendum. En cas d’échec, il prône l’opposition systématiquement aux institutions européennes dans tous les domaines incompatibles avec son projet. C’est une stratégie d’obstruction et de désobéissance qui est proposée. Le candidat espère pouvoir créer une coalition avec d’autres pays agissant dans la même direction (sociale et environnementale, non libérale) pour changer l’Europe en profondeur. Continuer la lecture de Jean-Luc Mélenchon : attaque contre les Traités

Fabien Roussel: Une vision radicale

GOUVERNANCE : 2/5

Fabien Roussel ne remet pas en cause l’Europe qui doit être l’instrument de l’avènement d’un monde plus juste, jouer un rôle protecteur des populations (socialement, militairement) et s’organiser sur un mode collaboratif entre nations souveraines et indépendantes. L’Europe est conçue comme un cadre collaboratif permettant aux membres qui le souhaitent d’approfondir leur collaboration dans des domaines précis (« Europe à la carte »). Continuer la lecture de Fabien Roussel: Une vision radicale

L’Europe coûte trop cher à la France ! Vraiment ?

La France est le 2ème pays le plus riche de l’Union européenne après l’Allemagne. C’est un contributeur net au budget de l’UE c’est-à-dire qu’elle verse un peu plus qu’elle ne reçoit. Mais la France est aussi le 1er pays bénéficiaire du budget européen, devant la Pologne, grâce à l’importance des montants de la politique agricole commune versés en France. Pourtant, cette situation de contributeur net donne lieu à des critiques : cet argent ne serait-il pas mieux utilisé s’il restait au niveau national ?
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